• Le Premier de Nadia Coste

    Editions Scrinéo

    2015

    Synopsis :

    Vaïn n'est pas mort. Pourtant, son frère l'a tué. A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ? Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l'a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite... Une traque terrible et périlleuse commence... Elle durera des siècles. La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu'au début de Rome.

     

    Mon avis :

    Pour résumé l’histoire sans trahir l’intrigue, il s’agit de découvrir la naissance du mythe du vampire et du loup garou ; assassiné par son frère Urr dans un accès de violence lié à sa transformation en loup garou, Vain devient à son tour le premier immortel qui a foulé la terre. L’histoire démarre à la fin du néolithique et voit s’opposer une guerre fratricide qui emmènera Vain dans la traque et l’élimination de tous les descendants de son frère.

    Alors pour commencer j’ai dévoré ce roman, je n’avais qu’une hâte voir arriver la fin, malheureusement pas toujours de manière positive. J’ai aimé l’écriture de l’auteur et son intrigue est très bien pensé et imaginé, ça tient la route jusqu’au bout et j’ai même apprécié la chute, très intéressante.

    Malheureusement, je ne me suis pas attaché aux personnages, Vain est trop changeant, certaines de ces décisions m’ont paru incompréhensibles par rapport à sa quête. Seul le personnage de Pia a éveillé ma curiosité et j’aurais aimé la découvrir plus, découvrir l’autre côté, approfondir le peuple traqué, avoir une autre vision que celle de Vain.

    Ce qui m’a le plus gêné c’est les très (trop ?) nombreuses scènes de violences, sanglantes voire carrément choquantes pour d’autres et qui, ne le cachons pas, concerne dans plus de la moitié des cas des bébés et des enfants. C’est ce qui m’a empêché d’apprécier l’histoire, je me suis senti oppressé et véritablement mal à l’aise dans beaucoup de scènes et pas seulement juste une ou deux et ça a gâché ma lecture. Un autre point que je souhaite souligné et qui m’a également perturbé est que ce livre est classé chez les ados, il n’y a aucune mention qui indique que la lecture peut choquer certains lecteurs et honnêtement cette mention devrait apparaitre sur l’ouvrage, beaucoup de sang, de violences, meurtres d’enfants, viol….

    En résumé c’est clairement un bon roman, qui peut plaire, si l’on sait à quoi s’attendre. Je reste un peu chamboulé par ma lecture mais je n’ai aucun regret, je suis contente d’avoir découvert cette auteur et son roman qui malgré ma gêne personnelle sont à découvrir par un public averti.

     


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  • Young Elites tome 1 de Marie Lu

    Castelmore

    2015

     

    Synopsis :

     Adelina a survécu à l’épidémie qui a ravagé son pays.
    D’autres enfants, comme elle, ont survécu, la maladie laissant sur leur corps d’étranges marques. Les cheveux d’Adelina sont passés de noir à argenté, ses cils sont devenus blancs et une cicatrice barre la moitié gauche de son visage. Son père voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour son nom et sa famille, synonyme de malédiction. Mais la rumeur dit que les survivants ont gagné davantage que des cicatrices : ils auraient acquis de mystérieux super-pouvoirs. Et, bien que leur identité demeure secrète, ces survivants ont déjà un nom : les Elites

     Mon avis :

     Alors aujourd’hui une chronique d’un auteur que je ne connaissais que de nom. C’est le thème de l’histoire qui m’a incité à commencer ce roman et puis j’avais envie de replonger dans un peu de Fantasy wink2

     Young Elites est donc le premier tome d’une série qui porte le même nom, dans lequel on suit l’histoire d’Adelina. La plus grande partie de la narration se fait par Adelina, même si certains chapitres laissent la place à d’autres personnages mais ce n’est pas régulier. Je crois que j’aurais aimé que les autres protagonistes soient plus présents dans la narration, je trouve que cela donne plus de rythme à l’histoire et amène parfois des explications, parfois plus de surprises !

     On découvre donc une jeune fille, survivante d’une fièvre qui a dévasté son monde fuyant son père qui souhaite la vendre. Les survivants de cette maladie porte sur eux de nombreuses traces, ils sont appelés  des Malfettos mais certains portent également des marques en eux, des dons, ils sont quant à eux appelés des Elites.

     Et ces jeunes gens ne sont pas bien vus partout, pourchassés par l’Inquisition et par la royauté, ils sont tour à tour soutenus ou trahis par la population, on leur attribue en fonction des pays d’être porteur de malheur ou bien descendants des dieux. Malheureusement pour Adelina elle n’est pas franchement pas tombé du bon côté de la barrière…

     Et je n’en dirais pas plus sur l’histoire au risque de spoiler votre future lecture ^^

     Je vous dirais juste que l’intrigue est très prenante, sombre souvent, surprenante, dérangeante parfois, j’ai juste regretté quelques longueurs au début de l’histoire qui mets un peu e temps à démarrer mais cela vaut le coup de continuer. Mais la grande force de ce roman ce sont les personnages de Marie Lu !!! Oh mon dieu, que de noirceur, et plus particulièrement Adelina, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce personnage, j’ai même ressenti de l’empathie pour elle à de nombreuses reprises, elle a eu une vie chaotique et extrêmement difficile qui a renforcé ses pouvoirs mais qui la rende très sombre ; c’est un personnage noir, plein de haine et de rage, elle possède une âme sombre qui m’a même parfois choqué. Mais Adelina n’est pas la seul, l’auteur nous offre une palette de personnages vraiment très intéressants dans leurs caractères, leurs histoires, leurs conduites mais qui ont tous cette part d’ombre plus ou moins présente.

     En somme un bon roman qui débute trèèès en douceur mais qui une fois lancé vous coupera le souffle. L’épilogue m’a totalement emballé j’ai donc hâte de lire la suite.

     

     


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  • La Conspiration Tome 1 de Maggie Hall

    Editions Robert Laffont

    Collection R

    2015

     Synopsis :

     Une énigme millénaire. Des indices aux quatre coins du globe. Une destinée extraordinaire. Ils ont le pouvoir de faire fermer Prada pour une session shopping privée. Mais aussi celui de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C'est cette incroyable famille qu'Avery West se découvre à dix-sept ans. Ses membres appartiennent à une redoutable société secrète, le Cercle, qui voit en Avery la clé d'une prophétie millénaire. Écartelée entre des factions rivales, Avery va devoir lever le voile sur l'énigme de ses origines. Accompagnée de deux garçons du Cercle, le beau Stellan à l'humeur changeante et le ténébreux Jack, elle se lance dans une quête qui va la mener du musée du Louvre aux bazars d'Istanbul. Au cœur de la conspiration, Avery va devoir choisir entre sa liberté et sa famille, mais aussi entre le garçon qui pourrait l'aider à sauver l'humanité et celui qui fait battre son cœur.

     Mon avis :

     La Conspiration est le premier volume d’une trilogie, paru dans la collection R que j’adore ^^, la couverture est comme souvent dans cette collection très réussie et le résumé m’a laissé entrevoir une histoire fort intrigante.

     On découvre donc Avery West, jeune fille de 17 ans qui habite aux Etats-Unis, dans une routine qui semble classique ; arrivée depuis peu dans un nouveau lycée, c’est une adolescente réservée et indépendante qui refuse le moindre attachement car elle multiplie les déménagements à cause du travail de sa mère. Très rapidement on découvre que cette petite vie toute simple cache de nombreux secrets qu’Avery elle-même ne soupçonne pas. Je ne vous apprends rien, vu la quatrième de couv’, en vous disant qu’elle va être propulsée au centre d’une prophétie millénaire et déclencher de nombreux bouleversements, je n’irais pas plus loin au risque de gâcher la lecture mais je trouve que le résumé en dit beaucoup trop mais surtout pas ce qu’il faut !!

     En effet, si certaines informations du résumé coupent carrément l’intrigue et l’action et enlèvent toute surprise, je me suis même sentie « berner ». Là où je voyais arriver une aventure en trio, il n’en n’est rien, c’est bien une aventure en duo qui se déroule avec l’apparition, beaucoup trop sporadique, de la troisième roue du carrosse.

     J’ai apprécié la lecture de ce roman, l’auteur est agréable à lire, mais malheureusement beaucoup trop de choses ont gâché ma lecture, le début de l’histoire est beaucoup trop rapide et facile, et c’est ce que je reproche beaucoup à l’auteur, dès que l’intrigue devenait intéressante la réponse était toujours soit trop facile, soit prévisible au possible, soit carrément décevante pourtant les idées sont là et j'ai beaucoup aimé l'intrigue générale !!

     Les deux personnages principaux, Avery et Jack, s’en sortent très souvent de manière douteuse ou peu plausible, les adultes du livre oscillent entre cécité et manque de jugement certains sont même simplets.

     Beaucoup de personnages semblent intéressants mais sont à peine effleurés. Avery manque de profondeur, Jack perd trop rapidement son mystère et ne pas charmée, Stellan est le personnage que j’ai préféré, même s’il est parfois caricatural dans son comportement agressif, mais il est presque totalement absent de ce tome frown.

    J’espère pouvoir en découvrir plus sur les tomes suivants et que l’auteur me surprendra car toute l’histoire est bien trop prévisible et manque cruellement de rebondissements.

     


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  • Si j'ai bonne mémoire d'Anna Icart

    Editions Robert Laffont

    2015

     

    Pour cette chronique je laisse la place à une excellente chroniqueuse Léontine qui nous livre ses impressions.

    Synopsis :

     Violette a décidé de quitter  la région parisienne et de s’installer  à Toulouse, près de sa famille, avec son mari et leur fils. Maintenant qu’elle a renoué les liens avec les femmes de la famille Balaguère, elle est bien décidée à trouver l’identité de son père, que sa mère n’a jamais voulu lui révéler. Mais sa quête d’identité ne va pas chambouler que sa propre vie et Violette risque de perdre tout ce qu’elle a construit.

      Mon avis

     J’avais hâte de retrouver les personnages du précédent roman d’Anne Icart, Ce que je peux te dire d’elles, véritable coup de cœur du début d’année 2014. En effet, nous avions laissé Violette et Blanche à leurs retrouvailles, à l’occasion de la naissance du fils de Violette, premier garçon dans cette famille de femmes, et même si la fin du roman n’appelait pas de suite, j’étais ravie de voir que l’auteur allait nous donner des nouvelles de ses personnages.

     Même si Si j’ai bonne mémoire a été vraiment agréable à lire, j’ai cependant éprouvé beaucoup moins de plaisir qu’avec le premier tome. J’ai trouvé les personnages beaucoup moins fouillés, les répétitions trop importantes, notamment quand l’auteur évoque les problèmes de mémoire de Blanche. J’ai même été franchement agacée parfois. En effet, les traits de caractère de certains personnages sont soulignés à l’extrême : Garance est malheureuse, on l’a compris, pas besoin d’en remettre une couche toutes les trois pages, elle est  mal dans sa peau, ok, est-ce qu’on peut passer à autre chose ? Il y a moins de place accordée aux autres femmes de la tribu, Justine et Babé ne sont là que pour consoler, et je trouve que les problèmes domestiques s’arrangent drôlement plus facilement que dans la vraie vie. Vous en connaissez beaucoup, vous, des propriétaires qui vous laissent débarquer avec des chiens, des chats, et autres bestioles en tout genre, dans une somptueuse demeure, qui vous invite à monter leurs chevaux quand vous voulez, que vous appréciez tellement que vous les invitez à partager les grandes occasions familiales ?

     La fin du roman laisse présager un troisième volume car elle est très abrupte et laisse un mystère planer sur la famille. Souhaitons que tous les personnages que l’on a aimé dans Ce que je peux te dire d’elles aient à nouveau toute leur place, sans manichéisme aucun, avec une intensité retrouvée.

     


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  • Phobos de Victor Dixen

    Robert Laffont

    collection R

    2015

    SOMMAIRE  1 livre, 2 avis

     

    Synopsis :

     Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

     Mon avis :

     Aujourd’hui je vais vous livrer ma chronique de Phobos, une chronique coup de cœur comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, une lecture époustouflante pour ce roman absolument bluffant.

     L’auteur (double lauréat du prix de l’Imaginaire) nous offre ici une histoire qui m’a emporté.

     Phobos c’est tout d’abord l’histoire de douze personnages, six filles et six garçons, participant à une émission et à un programme de conquête spatial, Genesis. Un programme qui a pour but de coloniser Mars tout en proposant au public une émission de télé-réalité hors du commun car les six filles et les six garçons vont devoir se rencontrer, se séduire, se découvrir dans des conditions extraordinaires. Sous l’œil permanent de caméras ils n’auront que six minutes par semaine, à tour de rôle, jusqu’à leur arrivée sur Mars pour choisir celui ou celle qui sera son compagnon pour le reste de sa vie.

     Bien entendu, derrière ce projet se cache une foule de personnages et d’intrigues qui viennent pimenter encore plus l’histoire. On suit, Léonor, l’une des six candidates et c’est majoritairement via ce personnage que l’on découvre l’histoire mais pas seulement et là encore l’alternance des personnages donne un rythme surprenant et addictif au roman.

     L’univers de l’auteur m’a tout simplement submergé, son histoire est parfaitement maitrisée, chaque explications, rebondissements, intrigues, personnages sont exactement où ils devraient être. J’ai été happée par toute l’histoire, sans exceptions, tout m’a paru claire, limpide, logique, que ce soit les explications quant au programme Genesis, au jeu, le contenu scientifique, technique mais aussi chaque personnages, leurs histoires, l’intrigue générale et tout ce qui en découle, j’ai été secouée, subjuguée, émue, j’ai cru tout comprendre, tout voir venir et… oh mon dieu, alors que l’on pense que tout est écrit d’avance l’auteur nous surprend encore et encore.

     L’auteur propose une myriade de personnages étonnants, un univers envoutant, une intrigue à couper le souffle, à aucun moment je n’ai été déçu, j’ai vécu tous les sentiments, j’ai ressenti chaque passage comme si j’y étais et c’est extraordinaire, je ressors de cette lecture lessivée, abasourdie, ravie comme jamais, un vrai délice ! Tourner la dernière page a été un supplice, toute cette attente jusqu’au prochain volume va vite devenir une véritable torture.

     Je n’ai absolument aucun commentaires négatifs sur cette lecture, c’est un coup de cœur gigantesque, c’est pour moi l’un des meilleurs romans que j’ai lu, une incroyable découverte, j’ai hâte de découvrir la suite, en attendant je vais m’empresser de lire les autres ouvrages de Victor Dixen, que je vais surveiller de très très près.

     A découvrir absolument !!

     

     


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